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Niveau de
difficulté :
Facile *
Difficulté moyenne**
Difficile***
Homard breton,
macaroni et truffes en cocotte lutée
Extrait du livre
" La Riviera d'Alain Ducasse ", page 52
(photo p 47),
éditions Albin Michel, 1992
Crédits photos : J.L Bloch Lainé
Ragoût
de homard aux pommes de terre
Extrait du livre " Tradition Evolution ",
pages 92-93, éditions Minerva, 1999
Crédits photos : Pierre Hussenot
Homard rôti
en feuille de bananier
Extrait du livre " Spoon ", pages 130
et 132, éditions Noesis, 2000
Crédits photos : Hartmut Kiefer
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Le homard (Homarus Gammarus - Linné 1758) appartient
à la classe des crustacés et à l'ordre
des décapodes. Les crustacés sont plus apparentés
aux insectes qu'aux poissons dans le monde animal. Ils font
partie de l'embranchement des Arthropodes - qui est celui
des araignées, des scorpions et des coquerelles, de
la classe des Crustacés et de l'ordre des Décapodes,
qui signifie " à dix pattes ". Les crustacés
se nourrissent principalement de résidus, c'est-à-dire
de poissons morts et d'autres substances en pourriture au
fond de la mer. En captivité, ils peuvent tout aussi
bien se manger entre eux s'ils en ont l'occasion. Si le homard
avait la grosseur d'un ongle et vivait dans les plinthes de
votre maison, votre première réflexion en le
voyant serait de l'écraser, non pas de le manger. D'une
taille commune variant de 24 à 70 cm (exceptionnellement),
il dépasse rarement 30 cm. On le reconnaît à
sa robe noire tachetée de jaune. Ses pattes antérieures
sont munies de grosses pinces larges et aplaties.
Le homard possède un squelette externe articulé
qui protège et maintient ensemble les parties de son
corps. Le corps est constitué de deux parties : un
céphalothorax (ou une tête et un thorax) et un
abdomen formé de six segments articulés (communément
appelé la " queue "). La première
des cinq paires de pattes du homard est grosse et porte le
nom de " pince broyeuse " ou " pince coupante
", selon leur rôle. Par rapport à celles-ci,
les quatre autres paires de pattes sont relativement petites
et servent à la locomotion. L'animal peut aussi nager
en fléchissant sa queue. Dans cette position, un homard
ayant atteint sa maturité peut parcourir jusqu'à
cinq mètres à la seconde!Les larves de homard
nouvellement libérées ont la taille d'un petit
pois et flottent en surface. Elles sont un délice pour
les prédateurs comme la morue. Environ un homard sur
1 000 survit au cours du premier mois pendant lequel il mue
quatre fois atteignant la taille de l'ongle d'un pouce. Au
cours de la prochaine année, le jeune homard subit
huit mues, atteignant la grosseur d'une main.La mue fait partie
du cycle vital du homard. Lorsque le homard se développe,
la chair devient de plus en plus comprimée à
l'intérieur de la carapace tandis qu'une nouvelle carapace
molle se forme sous la vieille. Au temps de la mue, le homard
s'arque, son corps prenant la forme d'un V, et il s'extirpe
de sa vieille carapace. Il absorbe de l'eau et se met à
gonfler ; sa longueur peut augmenter d'environ 10 à
15. À ce stade, la carapace est très molle et
même le homard adulte est vulnérable aux prédateurs.
Impossible de confondre homard et langouste. Le homard a
des pinces : une pince coupante pour saisir des choses et
une pince broyeuse pour, eh bien, écraser des choses.
Si un homard perd une pince, il en pousse tout simplement
une nouvelle. La couleur du homard varie du bleu au noir.
Cela dépend des fonds marins dont il provient et de
la période où il est pêché. Le
homard qui vient de muer est plus noir, et plus encore s'il
est jeune. Les homards les plus gros dont les mues s'espacent
en vieillissant sont eux presque bleu clair. Mais tous prennent
la même teinte rouge impérial à la cuisson.
Habitant des régions rocheuses, il est très
exigeant quant aux températures. En dessous de 5°C,
il ne se nourrit plus. Il se reproduit à une température
de 15°C minimum et meurt si celle-ci atteint 20-22°C.
Crustacé des eaux froides, le homard aime s'abriter
dans un trou ou un terrier creusé dans le sédiment
meuble à la base d'une roche. Il commence à
se nourrir dès lors que la température de l'eau
atteint 12°C et sort alors de sa léthargie.
Le homard se pêche surtout de fin mai à fin août-début
septembre. La pêche au homard s'effectue sur des fonds
rocheux entrecoupés de zones de sable.
Le homard vit sur des fonds sableux susceptibles de lui procurer
alimentation et abri. C'est un animal nocturne. La journée,
il reste dans son abri qu'il remanie fréquemment en
poussant le sédiment vers l'extérieur à
l'aide de ses pinces. La nuit, il sort chercher sa nourriture
qu'il détecte à distance grâce à
ses récepteurs olfactifs, les sens du toucher et, à
un moindre degré, celui de la vue sont également
bien développés.
Omnivore, le homard se nourrit d'une grande variété
d'animaux (coquillages, vers, échinodermes, autres
crustacés, poissons...) et, occasionnellement, d'algues.
Il capture de préférence des proies vivantes,
mais peut se satisfaire d'organismes morts.
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En 1607, le homard abondait déjà sur le littoral.
Au XVIIIème siècle, Duhamel du MONCEAU y rencontre
une pêche au homard fort active. Des environs de Saint-Malo
jusqu'à Belle-Île et Bréhat, les Trégorrois,
le Léon et la Cornouaille, les Bretons vont prendre
avec des crochets homards et autres crustacés restés
entre les rochers à marée basse.
Depuis plus d'un siècle, le homard est le soutien
principal de la pêche à l'Ile du Prince Édouard.
Après un essor initial prodigieux, il devient une des
pêches les plus durables de la côte est du Canada
Avant les années 1870, les résidants de l'Ile
du Prince Édouard se contentaient de rester à
terre alors que d'autres exploitaient les eaux poissonneuses
au large des côtes. Puis, avec l'expansion soudaine
et spectaculaire de la pêche au homard, ils développèrent
leur propre pêche. Au milieu des années 1880
- dix ans seulement après ses débuts spectaculaires
- le stock de homard diminue dangereusement en raison de la
surpêche. L'industrie s'expose alors à un effondrement
imminent, mais renaîtra grâce à une combinaison
de réglementation, de coopération et de chance
qui ont assuré sa viabilité actuelle. L'histoire
de cette pêche sert de leçon, voire d'avertissement,
pour l'avenir.
Aujourd'hui, l'une des pêches les plus durables et les
plus lucratives de la côte du Canada atlantique, le
homard constitue la base de l'industrie de la pêche
à l'Ile du Prince Édouard depuis le milieu des
années 1870.
Le homard est aussi une pêche que le Canada atlantique
a presque perdue à ses premiers balbutiements. Au milieu
des années 1880, quelque dix ans seulement après
l'expansion rapide de l'industrie de la pêche au homard,
la surpêche a réduit les stocks à des
niveaux dangereusement bas. L'industrie était au bord
de l'effondrement total.
L'art de la pêche au homard est ancestral et les Indiens
d'Amérique le consomment depuis toujours. En Bretagne,
la pêche au casier dans les roches est encore effectuée
par petits bateaux. La pêche américaine est en
revanche beaucoup plus industrielle et fait vivre un grand
nombre d'habitants du Canada et du Nord des États-Unis
depuis le XVIIIe siècle.
Elément originel de la culture du Québec et
de la Nouvelle Angleterre, le homard est même au cur
de fêtes locales très vivantes. Et la "
lobster-party " est au nord de l'Amérique ce que
le barbecue est au Texas.
En fait, on trouve du homard dans tous les hauts-fonds des
mers froides, où il peut accomplir en paix les nombreux
cycles qui rythment sa vie. Et si le Canada est de loin le
premier producteur mondial, avec 32 000 tonnes par an, on
pêche aussi le valeureux crustacé dans le Pacifique.
Au Japon, où il est un symbole de félicité,
le homard cuit à la japonaise Onigara Yaki- fait partie
du menu de nouvel an.
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- Le homard doit avoir tous ses membres (2
pinces, 8 pattes). Les "manchots", ceux avec une pince
ou sans pinces, doivent être vendus à moindre prix.
- Le poids idéal est d'environ 1 livre un quart à
1 livre et demie par personne.
- Lorsqu'il est sorti de l'eau, le homard devrait se démener
et battre de la queue. Si le homard semble léthargique,
faites un autre choix.
- Vous pouvez souvent faire cuire votre homard sur place. Si vous
préférez faire l'achat d'un homard déjà
cuit, dépliez la queue et relâchez-la. Si elle ne
se recroqueville pas, cela signifie que le homard était
mort avant la cuisson. Evitez donc de l'acheter.
Les principaux modes de cuisson sont le court-bouillon, la vapeur,
le grill, la sauteuse pour le homard à l'américaine,
ou encore le flambage. Mais l'ébouillantage " express
" permet de tuer le homard en une minute, avant le découpage.
C'est radical et cela évite une lutte douloureuse.
Même s'il est possible de trouver le
homard et la langouste déjà cuits à l'étal
du poissonnier ou au rayon traiteur, rien ne vaut l'expérience
d'un crustacé vivant. Vous le choisirez bien vif, et davantage
pour son poids que pour sa taille.
La taille minimale du homard est strictement
réglementée (environ 85 mm de longueur) Sachant
qu'environ 40 % du poids de l'animal comestible, vous achèterez
un homard d'environ 400 grammes par personne, ou mieux de 800
grammes pour deux. En effet, c'est à ce poids que la chair
du crustacé est au meilleur de sa saveur.
Une fois achetés, ils se conservent
parfaitement bien deux ou trois jours dans le bac à légumes
du réfrigérateur. Le froid les engourdira un peu.
Il sera ainsi plus facile de les plonger dans l'eau bouillante,
de les mettre au four, de les fendre en deux pour les griller
au barbecue ou de les découper en tronçons pour
une préparation

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Une astuce : si on les sert froids, il vaut mieux cuire
les homards la veille et les remettre dans le court-bouillon
refroidi, ils resteront tendres et juteux.
La façon la plus simple de préparer un homard
est de le plonger le crustacé vivant dans de l'eau
bien salée à ébullition pendant 12
à 20 mn selon sa taille. Vous le consommerez ensuite
froid avec une mayonnaise, tiède avec un beurre fondu
citronné ou aillé, ou chaud, arrosé
d'un filet d'huile d'olive. Un homard ou une langouste cuits
au court-bouillon doivent l'être dans une casserole
en cuivre ou en émail. La chair des crustacés
noircit en effet dans une casserole en fer
La meilleure façon de cuire le homard est la vapeur.
Vous éviterez l'inondation dans votre assiette lors
du service et il conservera toute sa saveur. Placez 2 pouces
d'eau salée dans une marmite munie d'un cuit-vapeur
ou une passoire. À ébullition, placer votre
homard, tête première, dans la marmite. Faire
cuire 13 minutes pour un homard d'une livre. Calculez 3
minutes par livre supplémentaire.
Pour faire bouillir le homard, remplir votre marmite d'eau
salée entre la moitié et le trois-quarts.
À l'ébullition de l'eau, plongez le homard
tête première. Faire bouillir en calculant
10 minutes par livre et 3 minutes par livre supplémentaire.
Sur cette base, le crustacé magique est à
l'origine de centaines de recettes. Quelle que soit la cuisson
adoptée, les homards ouverts en deux, ou coupés
en médaillons, peuvent être accompagnés
d'une infinité de sauces, à la vanille, aux
herbes, au whisky et même au champagne. De plus, toutes
les préparations mixées sont possibles, à
partir de la chair, du corail et des parties crémeuses
du coffre. Mousse, terrine, aspic, beurre parfumé,
sauce, soufflé, raviole, bisque et suprême
de homard sont autant de touches délicates pour une
cuisine raffinée.
RICHES EN PROTÉINES, MINÉRAUX, ET OLIGO-ÉLÉMENTS
Outre la couleur extraordinaire de leur carapace, l'originalité
et la finesse de leur saveur et
leur caractère festif, les homards et les langoustes
sont d'excellents produits d'un point de
vue nutritionnel. Riches en protéines (17 g pour
100 g de chair), en minéraux et oligo-éléments
précieux (souffre, chlore, sodium et potassium) et
en vitamines, ils contiennent en revanche peu de lipides
et pratiquement pas de glucides. EN outre leur faible apport
énergétique (85 à 90 calories pour
100 g) fait que vous pouvez vous laisser aller à
la gourmandise.
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